
Dans le cadre de la Loi de Finances Rectificative 2026, le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, a défendu devantl’Assemblée nationale une enveloppe de 162,6 milliards de FCFA. L’objectif affiché est le redresser durablement la desserte nationale.

Face à la Commission des Finances, Philippe Tonangoye n’a pas éludé la réalité.Tout en présentant le budget alloué à la gestion des ressources hydrauliques et énergétiques, le ministre a reconnu les souffrances des populations.
À Libreville comme dans l’arrière-pays, le quotidien des Gabonais est marqué par les coupures d’eau et des délestages récurrents.
L’ambition 2030 en ligne de mire

Malgré une baisse des dotations par rapport auxexercices précédents, ce budget de 162,6 milliards de FCFA vise à préserver les investissements structurants indispensables.
Le Gouvernement maintient le cap sur ses engagements à l’horizon 2030, atteindre un taux d’accès de 95 % pour l’électricité et de 90 % pour l’eau potable.
Un appel à la patience

Interpellé par les députés sur l’urgence des solutions, le ministre a souligné que le redressement sera « progressif ».
Si le chemin reste semé d’embûches, le Gouvernement réaffirme sa détermination à moderniser les réseaux de distribution, considérant l’accès à ces services de base comme le « socle incontournable du développement national ».
Les parlementaires, tout en actant ces orientations budgétaires, ont promis derester vigilants quant à l’exécution concrète de ces projets sur le terrain.


